Le quartier Vauban

(Travail en cours)

Quai du Wault (fin 19ème siècle)

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 Lille: Quai du Wault. (fin 19ème siècle). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : Fonds Lefebvre 13, 76
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L’un des ports d’eau douce de Lille, où transitaient une partie des marchandises approvisionnant la ville, le Quai de Wault est aujourd’hui un lieu de promenade prisé par les habitants et fait le lien entre le square Dutilleul et le parc de la Citadelle. Les vieilles bâtisses ont fait place à des résidences plus modernes, seules les deux maisons aux extrémités droite et gauche sont encore reconnaissables sur la photographie. [/read]


Le Vieux-Lille, de 1870 à nos jours

Porte de Gand (1888)
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Lille : Porte de Gand, construite en 1621, restaurée en 1852. (1888). ©Bibliothèque municipale de Lille. Cote : 44184, planche 5
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Anciennement « Porte de la Madeleine », la Porte de Gand, construite entre 1617 et 1621 par Pierre Raoul et Jean le Mestre lors de l’extension de la ville, est un autre vestige qui témoigne de l’influence architecturale espagnole. Elle laissait encore passer le tramway jusque 1963, c’est pourquoi l’on fit creuser les deux passages latéraux. Classée monument historique en 1929, elle abrite aujourd’hui un restaurant gastronomique. [/read]


Maison de Gilles de le Boe (1870)

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Alphonse le Blondel, Maison de Gilles de le Boe construite en 1636, et située à l’angle du Quai de la Basse Deûle et de la Place Saint Martin. (1870). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : alb E2, 22
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] La maison de Gilles de le Boë, épicier en gros, est construite dans le style maniériste flamand en 1636 le long de l’ancien port (L’avenue du Peuple Belge suit le tracé de la Basse-Deûle, comblée en 1930). Autrefois nommé Place Saint-Martin, l’endroit est renommé Place Louise-de-Bettignies en 1934 pour rendre hommage à l’agent secret française qui dirigea un vaste réseau de renseignements pour le compte de l’armée britannique lors de la première guerre mondiale. Classée Monument historique en 1933, cette maison était longtemps occupée par l’estaminet « Au bon Bouillon ». [/read]


Façade du Moulin Saint-Pierre (1911)

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Émile Dubuisson, Lille: Moulin saint Pierre: façade, rue de la Monnaie. (1911). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : port. 69, 21
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Il ne reste aujourd’hui que ce petit pan de mur de ce qui fut un grand Moulin à eau. Perpendiculaire à la rue de la Monnaie, ici dans le sens de la photographie, s’étendait en effet le canal Saint-Pierre, recouvert puis asséché en 1936. Datant du XIème siècle ce moulin vit sa façade reconstruite en 1649 suite à un grand incendie, c’est aussi la date qu’on peut lire sur le fronton de la porte encore aujourd’hui. Le reste du bâtiment fut détruit en 1913. J’ai choisi cette photographie pour donner à voir les multiples affiches qui ornaient les rues à cette époque, ainsi que l’énorme contraste visuel crée par l’ouverture des lieux vers l’îlot Comtesse. [/read]


Rue de la Monnaie, l’Hospice Comtesse (1910)

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 Émile Dubuisson, Lille: Rue de la Monnaie: Hospice Comtesse et Moulin Saint-Pierre. (1910). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : port. 69, 24
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Alors appelée rue Saint-Pierre, c’était la voie principale du Castrum fortifié au XIème siècle. La rue de la Monnaie prend son nom actuel en 1685 avec la construction de l’Hôtel de la Monnaie par Louis XIV. L’Hospice Comtesse fut édifié dès 1236 par Jeanne de Constantinople, Comtesse de Flandres pour soigner les indigents. Le bâtiment a été ravagé par les flammes en 1649 et reconstruit dans le style que nous pouvons encore admirer aujourd’hui. De nos jours il abrite le Musée de l’Hospice Comtesse et les magnifiques expositions qu’il abrite. Sur la photographie de 1910 on remarque encore dans le fond l’imposante bâtisse du Moulin Saint-Pierre, détruit trois ans plus tard. [/read]


Canal de Roubaix (fin 19ème siècle)

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 Lille: Le canal de Roubaix, vue prise du pont. (fin 19ème siècle). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : Fonds Lefebvre, 13, 79
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Cette photographie, que l’on peut surement attribuer à Le Blondel, symbolise bien les métamorphoses de Lille, ancienne ville d’eau aux multiples canaux qui furent depuis quasi tous comblés. Difficile de retrouver l’endroit exact d’où fut prise cette image s’il n’y avait pas ce large bâtiment à gauche pour nous mener sur la piste du pont disparu. La photographie date surement des années 1860-1870, à cette époque la construction de la Cathédrale Notre Dame de la Treille n’est qu’embryonnaire. Le chantier, commencé en 1854 aurait pu être visible, mais les maisons de la cour Gilson ici à droite ne seront détruites qu’en 1935 juste avant l’édification de la nef de l’édifice. Aujourd’hui le canal est comblé et le lieu dorénavant appelé Place Gilleson. [/read]


Le centre-ville de Lille, de 1870 à nos jours

Hôtel du Lombard (1888)

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Lille : École de la rue du Lombard, construite en 1621. (1888). ©Bibliothèque municipale de Lille. Cote : 44184, planche 10
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] La longue histoire de l’Hôtel du Lombard commence en 1628 lorsqu’un Mont-de-piété (établissement de prêt sur gage) y est installé. Le bâtiment appartiendra aux Hospices de Lille puis servira de dépôt aux Archives départementales du Nord en 1803 avant leur déménagement suite à l’installation d’une école de Chimie en 1822. A l’époque de la photographie, l’école occupe toujours les lieux : c’est l’École des Arts Industriels et des Mines. En 1893 le bâtiment renferme le Musée industriel, agricole et colonial de Lille. Aujourd’hui, et depuis 2013, 29 logements sociaux y ont été aménagés. [/read]


Rue de Paris (1920)

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Lille : Rue de Paris. (20 mai 1920). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : album B13, 254
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Rapidement déclarée ville ouverte et peu défendue en octobre 1914, Lille fut occupée par les Allemands lors de la première Guerre mondiale. En grande partie détruite par les bombardements successifs, la ville lancera un programme de reconstruction à partir de 1920-1921. Ouvert au concours, le réaménagement de Lille fut remporté par Émile Dubuisson, architecte et Directeur des Beaux-arts de Lille, auteur de certaines photographies présentées ici. Sur le montage, seul le bout du clocher de l’Église Saint-Maurice est reconnaissable.  [/read]


Porte de Roubaix (1888)

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 Lille: Porte de Roubaix, construite en 1621, restaurée en 1875. (1888). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : 44184, planche 8
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Anciennement Porte Reneau puis Porte Saint-Maurice (du faubourg du même nom, lequel n’était pas encore compris dans les frontières de Lille), la Porte de Roubaix fut inaugurée en 1625. Comme pour la Porte de Gand, les deux arches latérales ont été percées en 1875 pour faciliter le trafic des premières voitures et du tramway.  Elle fut rénovée à l’occasion de Lille 2004, Capitale Européenne de la Culture et s’ouvre aujourd’hui sur le Parc Henri Matisse situé aux abords des gares Lille-Flandres et Lille-Europe.  [/read]


Préfecture (fin 19ème siècle)

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 Lille: La Préfecture. (fin 19ème siècle). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : Fonds Lefebvre 13, 90
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] La construction de l’imposante Préfecture de Lille se termine officiellement en 1874 mais s’étale jusqu’en 1905 pour effectuer des modifications et de nouveaux aménagements. Elle fait face au tout aussi monumental Palais des Beaux-Arts sur la Place de la République (appelée Place Napoléon III jusqu’en 1870). La place est alors située au entre de la ville nouvellement élargie et s’entoure rapidement de nombreux immeubles bourgeois. Avec l’arrivée du métro on y a creusé un amphithéâtre en 1983, plus communément appelé « le cratère » par de nombreux lillois.   [/read]


Fontaine Vallon (1872-1878)

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Alphonse Le Blondel, Lille: Fontaine Vallon, construite par l’architecte Charles Marteau. (1872-1878). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : alb E3, 34
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Érigé en 1869 en l’honneur du Préfet Vallon qui dirigea l’agrandissement de Lille avec l’annexion des communes de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives, le monument fut définitivement détruit en 1963. Le bronze fut volé en 1918 par les allemands, jamais retrouvé il fut donc remplacé avant d’être fondu sous le régime de Vichy. Difficile de cadrer cet endroit comme il le fut 140 ans plus tôt tant les changements sont importants. L’endroit fait le coin entre les rues Gautier de Châtillon et Nicolas Leblanc. [/read]


Halles centrales (1870-1878)

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 Alphonse le Blondel, Lille: Halles centrales, construites par l’architecte César Joly. (1870-1878). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : alb E3, 29
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Ouvertes en 1858 puis fermées en 1976, pendant de nombreuses années les Halles centrales n’ont plus l’utilisation qu’elles avaient d’antan, le lieu étant peu à peu déserté à partir de 1972. L’ensemble du commerce alimentaire lillois y était regroupé: viande, crémerie, boissons, fruits et légumes. Le pavillon a peu ou prou retrouvé sa vocation initiale, puisqu’un supermarché y a ouvert en 1983. A l’époque de la photographie du Blondel, le clocher de l’église du Sacré-Coeur n’est pas visible (elle fut construite en 1875, et le clocher – en béton armé – achevé en 1928). Ce qui nous permet de dater vraisemblablement la photographie d’avant 1875.  [/read]


La Grand’ Place de Lille et alentours, de 1854 à nos jours

Grand’Place, la Vieille Bourse (1869)

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Alphonse Le Blondel, Lille : La bourse vue avant l’établissement des tramways. (1869). ©Bibliothèque municipale de Lille. Cote : carton 8, 6
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] La Vieille Bourse, construite entre 1652 et 1653 par Julien Destrée, a fait l’objet d’une restauration minutieuse. Son architecture est typique de l’époque, lorsque Lille était encore sous domination espagnole. Sur cette photographie d’Alphonse Le Blondel en 1869 on distingue encore l’ancien Théâtre municipal (tout à droite de l’image), lequel, ravagé par les flammes en 1903, a été rasé et remplacé par l’Opéra construit entre 1907 et 1913. L’imposant beffroi de la Chambre de Commerce et d’Industrie en arrière plan n’est pas visible, et pour cause, la CCI fut construite entre 1910 et 1921. [/read]


Cour de la Vieille Bourse (1888)

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 Bourse de Lille: Vue des façades vers cour. (1888). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : 44184, planche 20
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Les bouquinistes présentent régulièrement leurs étals fournis dans la cour de la Vieille Bourse, on y danse aussi le tango en soirée avec l’association « sous les marronniers ». En 1888 néanmoins, l’ambiance y est plus solennelle avec la fière statue de Napoléon 1er, œuvre d’Henri Lemaire posée en 1853, transférée depuis aux Palais des Beaux-Arts. Sur la photographie récente on aperçoit  le beffroi de la Chambre de Commerce et d’Industrie, ou « nouvelle bourse ». [/read]


Grand’Place, Fêtes de Notre Dame de la Treille (1854)

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 Alphonse Le Blondel, Lille: La Grande Place en 1854: Fêtes de Notre Dame de la Treille. (1854). ©Bibliothèque Municipale de Lille. Cote : Fonds Lefebvre 12, 83
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Bien qu’il fut difficile de reproduire le cadrage d’Alphonse Le Blondel, j’ai voulu travailler à partir de cette magnifique image, une des plus vieille du fonds de la Bibliothèque Municipale (plus de 160 ans). La procession annuelle en l’honneur de Notre dame de la Treille est une tradition lilloise depuis 1269. Nous sommes ici au début du Second Empire et les fêtes religieuses sont à nouveau autorisées après avoir été proscrites lors de la Révolution. Beaucoup de choses ont changé depuis, notamment l’apparition ici à gauche du bâtiment de la Voix du Nord (anciennement Grand Écho du Nord) construit en 1936, et au fond la disparition de l’imposant hôtel de ville et de son beffroi, détruits par un incendie en 1916. [/read]


Façades, Place du Théâtre (1910)

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Émile Dubuisson, Lille : Place du Théâtre. (1910). ©Bibliothèque municipale de Lille. Cote : portefeuille 69, 1
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Autrement appelées Rang de Beauregard, ces façades ont été érigées entre 1685 et 1687 par Simon Vollant sur les plans de Julien Destrée et basés sur le modèle de la Vieille Bourse qu’elles jouxtent. Minutieusement restaurés, ces bâtiments donnant sur l’actuelle Place du Théâtre montrent des vitrines moins fournies qu’en 1910. Aujourd’hui, de vastes terrasses ont été installées sur la place pour accueillir les clients des restaurants et des cafés. Incontournables des visites touristiques de Lille, une dizaine de boulets de canons sont plantés dans la façade, ils y ont été figés par les propriétaires pour commémorer la résistance des habitants lors du siège de Lille de 1792 par les forces autrichiennes et prussiennes. [/read]


Entrée du Marché Saint-Nicolas (1870/1879)

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Alphonse Le Blondel, Lille : Marché Saint-Nicolas. (1870-1878). ©Bibliothèque municipale de Lille. Cote : alb E3, 30
[read more= »En savoir plus » less= »Cacher »] Aménagé en 1826 derrière la Grand’Garde, le marché Saint-Nicolas était réservé aux bouchers de la ville. Fermé depuis le début du XXème siècle, le marché est aujourd’hui occupé par le Théâtre du Nord depuis 1989. Depuis la Rue Saint-Nicolas, seule la structure métallique nous rappelle l’origine des lieux, c’est aujourd’hui l’espace de déchargement du matériel pour le Théâtre et l’entrée des artistes. [/read]